Qu’est-ce que la “digital literacy” nécessaire dans un environnement 4.0 ?

Les environnements “Industrie 4.0” requièrent des compétences particulières et la familiarité avec des environnements fortement numérisés avec des terminaux et des données de natures très diverses. Si l’on traduit « digital literacy” par “familiarité numérique”, celle-ci désigne la capacité à trouver et utiliser les informations, les données et les différents médias techniques à des fins d’évaluation, de création, de simulation, de prise de décisions, d’optimisation, etc.

Les anglophones trouveront une explication extensive à propos de “digital literacy” sur http://www.edweek.org/ew/articles/2016/11/09/what-is-digital-literacy.html

Cette compétence requiert à la fois des capacités cognitives (raisonnement, analyse, synthèse) et des compétences techniques pour pouvoir accéder aux données, utiliser les technologies, etc.

Dans les environnements “Industrie 4.0” les décisions sont notamment basées sur une masse de données hétérogènes et variant en temps réel. En matière de production par exemple, s’en est fini (ou ce le sera) des prévisions et des plans pré-établis. Les systèmes seront “Demand Driven”, s’ajustant automatiquement à la demande réelle au travers de systèmes étendus et connectés.

De nombreuses décisions restent à prendre par des humains, là où ils ne peuvent (pas encore) être remplacés. Ces prises de décisions nécessitent la compréhension du système global et des interactions, ainsi que des sources de données pertinentes et des moyens de les extraire. A la vitesse où les décisions doivent être prises, celles-ci sont forcément nombreuses et comportent une part de mauvaises décisions. L’important et de s’en rendre compte au plus vite et de corriger, tout en évaluant l’impact de la mauvaise décision.

Les alertes et le monitoring, l’interrogation des systèmes se font au travers de terminaux et médias très divers : tablettes, smartphones, smartwatches, lunettes connectées, terminaux… tout un écosystème (technosystème ?) avec lequel il est nécessaire d’être familier.

Même pour les fonctions et acteurs qui ne sont pas directement intégrés dans le flux de valeur, ils devront savoir utiliser le clone numérique de l’usine 4.0 et s’en servir à fin de simulation, d’analyse, de compréhension, d’amélioration, etc.

Ces exigences me font douter de la possibilité de reconversion intégrale de tous les acteurs supplantés qui par une intelligence artificielle, qui par l’automatisation à des fonctions nouvelles. Les générations les plus jeunes ont en principe un avantage sur leurs ainés, familiers depuis leur plus jeune âge des diverses technologies numériques. Cet avantage n’est cependant pas durable.

Christian HOHMANN

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